Résumé

Portrait de Alfred Mercier Alfred Mercier,  L’Habitation Saint-Ybars

“ Le Duel
On était au mois d’avril. Levé avant le soleil, M. des Assins ouvrit sa fenêtre. Le ciel était pur, l’air frais, les oiseaux chantaient.
« Voici une belle journée qui s’annonce, pensa M. des Assins ; le jeune Saint-Ybars n’a pas de chance, il n’en verra pas la fin. Tant pis pour lui, c’est sa faute. Pourquoi a-t-il fait son fier avec moi ? pourquoi a-t-il eu l’air de ne pas convenir, avec tout le monde, que personne en Louisiane n’a plus d’esprit que moi ? c’est un fat, un insolent qui mérite une correction ; il l’aura. »
”
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Portrait de Alfred Mercier Alfred Mercier,  L’Habitation Saint-Ybars

“ « Vous vous trompez, chère amie, il ne mourra pas ; il est mort.
« Mort ! s’écria Nogolka avec angoisse.
« Oui, mort, oh ! bien mort cette fois, continua Dziliwieff comme se parlant à lui-même ; mort pour tout de bon. »
Puis, s’exaltant et secouant la lettre en l’air comme un drapeau victorieux :
« Mort en Amérique, s’écria-t-il, pour renaître en Europe. Mort aux rêves de bonheur, il va revivre pour le devoir. Il m’appartient ; je vais le tirer du tombeau, j’en fais un soldat de la liberté des peuples. »
”
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Portrait de Alfred Mercier Alfred Mercier,  L’Habitation Saint-Ybars

“ L’indignation donne des forces. Nogolka, les bras meurtris, les cheveux épars, parvint à se dégager ; elle repoussa violemment Saint-Ybars, et revint au tombeau. Là, elle se sentit épuisée. Voyant revenir Saint-Ybars, elle frissonna d’épouvante et de honte ; c’était le déshonneur qui s’approchait. Dans son désespoir, elle se mit à frapper des deux mains sur le marbre, en s’écriant comme une folle :
« O morts, morts sacrés, venez donc à mon secours ! »
Pélasge pensa qu’il était temps d’intervenir.
« La noble fille ! se dit-il, s’est bien défendue ; mais la voici aux abois. »
”
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