François-René de Chateaubriand

François-René de Chateaubriand

Résumé

Portrait de François-René de Chateaubriand François-René de Chateaubriand Atala ; René ; Les Aventures du dernier Abencérage (1865)

Le temple d'Athaënsic était bâti au milieu d'une cyprière qui lui servait de bois sacré. Les révélations de Mila avaient appris à Céluta que la gerbe de roseau était déposée sous l'autel. Dans l'intérieur du temple, un jongleur, remplacé de deux heures en deux heures par un autre jongleur, veillait au trésor de la vengeance; au dehors, une garde d'allouez avait ordre de tuer quiconque s'approcherait du fatal édifice. Que ne peut l'amour dans le cœur d'une femme, même lorsqu'elle n'est pas aimée ! C'était cet amour qui avait inspiré à l'épouse de René l'idée d'emprunter la forme d'un fantôme.
Source : Gallica

Portrait de François-René de Chateaubriand François-René de Chateaubriand Atala ; René ; Les Aventures du dernier Abencérage (1865)

Il ne sera plus aimé. René! le seul cœur qui t'aimât encore, le seul qui te voulût sauver, le seul qui protestât de ton innocence, a cessé de battre; car ma sœur et moi nous doutons, nous sommes sans force, nous ne savons nous décider ni pour la patrie, ni pour l'amitié. Céluta, j'ai perdu ma femme, tu as perdu ta compagne, celle qui t'a suivie à la cité des blancs, qui t'a soignée dans mon absence, qui t'a soutenue dans l'absence de cet autre que nous allons tuer. Mila morte! René mort! sa petite fille va bientôt mourir! Chactas qui s'en va aussi! Céluta, resterons-nous seuls?
Source : Gallica

Portrait de François-René de Chateaubriand François-René de Chateaubriand Atala ; René ; Les Aventures du dernier Abencérage (1865)

Je n'ai jamais su si ce vieillard était en effet quelque antique sachem, quelque prêtre instruit de l'avenir et habitant une île du Meschacebé, ou si ce n'était pas l'ancêtre des fleuves, le Meschacebé lui-même.
« Chactas, me dit-il d'un son de voix semblable au bruit de la chute d'une onde, cesse de méditer le rétablissement de cette cabane. En disputeras-tu la possession contre un génie, ô le plus imprudent des hommes? Crois-tu donc être arrivé à la fin de tes travaux, et qu'il ne reste plus qu'à t'asseoir sur la natte de tes pères ? Un jour viendra que le sang des Natchez. »
Source : Gallica

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