François-René de Chateaubriand,
Oeuvres choisies de Chateaubriand…
(1859)
“ Ainsi parle ou plutôt ainsi chante Adario, et les Sauvages lui répondent par des hurlements. Chacun prend son rang et attend l'ordre de la marche. Le grand-prêtre saisit une torche et se place à quelques pas en avant. Sa tunique, tachée du sang des victimes, claque dans l'air; des serpents, qu'il a le pouvoir de charmer, sortent en sifflant de sa poitrine et s'entrelacent autour du simulacre de l'oiseau de la nuit qui surmonte sa chevelure: telle les poëtes ont peint la Discorde, entre les bataillons des Grecs et des Troyens. ”
