François-René de Chateaubriand

François-René de Chateaubriand

Résumé

Portrait de François-René de Chateaubriand François-René de Chateaubriand Oeuvres choisies de Chateaubriand… (1859)

Il arriva à la cabane de Céluta au moment où la sœur d'Outougamiz venait d'en sortir, attirée au dehors par les cris de son frère. L'intérieur de la hutte était à peine éclairé par une lampe suspendue au foyer. Ondouré visita tous les coins de cet asile de la douleur ; il ne trouva personne, excepté la fille de René, qui dormait dans un berceau auprès du lit de sa mère, et qu'il fut tenté de plonger dans un éternel sommeil.
La couche de la veuve et de l'enfant, au lieu d'appeler dans le cœur du monstre la pitié et le remords, n'y réveilla que les feux de l'amour et de la jalousie.
Source : Gallica

Portrait de François-René de Chateaubriand François-René de Chateaubriand Oeuvres choisies de Chateaubriand… (1859)

Céluta passa sa solitaire journée à déplorer dans sa cabane la nouvelle perte qu'elle venait de faire. Ce retour continuel à un foyer désert, où elle ne trouvait personne pour la consoler, remplissait son imagination de terreur et son âme de tristesse. Où étaient René, Mila, Chactas, ces parents, ces amis, qui la soutenaient autrefois ? Adario n'habitait plus que les lieux sauvages ; Outougamiz, chargé de sa propre douleur, jouissait à peine de sa raison. Dans la foule, aucun signe de pitié et de bienveillance ; partout des visages ennemis ou des sentiments pires que la haine.
Source : Gallica

Portrait de François-René de Chateaubriand François-René de Chateaubriand Oeuvres choisies de Chateaubriand… (1859)

Infortuné! le coup mortel est frappé : tu ne trouveras plus le repos ; ton sommeil, naguère léger comme ton innocence, se va charger de songes funestes! Tel est le bonheur des hommes, un mot suffit pour le détruire. Douce confiance de l'âme! union intime et sacrée, adieu pour toujours! Sainte amitié, elles sont passées tes délices, tes tourments commencent ! finiront-ils jamais?
a Mila, dit Outougamiz, je me sens malade; je veux aller voir le jongleur. »
— « Le jongleur! repartit Mila. Ne va pas voir cet homme-là. René » t'aime, tu l'aimes : il te doit suffire comme tu me suffis.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature