Résumé

Armand Durantin L'Héritage de la folie, par Armand Durantin (1873)

Madame Aurélie était assise à côté du lit de sa fille ; elle ne regarda pas le peintre, et elle sembla attendre qu'il parlât.
Malgré son aplomb habituel, l'artiste se sentit intimidé ; il hésitait ; le docteur l'invita, du geste, à s'expliquer sur-le-champ.
– Madame Aurélie, dit alors Stanislas fort ému, voulez-vous me faire l'honneur de m'accorder la main de mademoiselle Alix ? Je l'aime, oh ! oui, je
vous le jure, je l'aime de toutes les forces de mon coeur, et vous pouvez être certaine de son bonheur, si vous me le confiez.
Source : Gallica

Armand Durantin L'Héritage de la folie, par Armand Durantin (1873)

Lucott se tut ; il quitta le bras de sa femme et alla, tout en chancelant, s'appuyer contre le parapet du torrent. Ses jambes ne le portaient plus, ses dents s'entrechoquaient, et une sueur froide inondait son corps. Il semblait plus ivre que d'habitude, et pourtant il n'avait pas eu la force de boire le matin.
En ce moment, un rire bruyant retentit du milieu des ruines et vint trancher brutalement sur le sombre de la situation ; une tête s'avança entre les pierres noircies et les poutres calcinées, et Stanislas, qui se hâtait de prendre un croquis de ce lugubre tableau, apparut subitement.
Source : Gallica

Armand Durantin L'Héritage de la folie, par Armand Durantin (1873)

William Morris resta sans connaissance sur le parquet à demi consumé.
Sans s'occuper de lui, Francis courut aux rideaux des croisées, les arracha, les noua ensemble avec toute la dextérité d'un singe, puis les fixant solidement aux barreaux du balcon, il s'assura qu'ils descendaient jusqu'au sol de la rue. Il agissait avec cette intelligence, ce sang-froid et cette intrépidité si remarquables parmi les gens de sa race.
La foule saisit avec anxiété le rideau jeté à ses pieds, et le tendit pour que la descente fût moins périlleuse. Nul dans la rue n'osait respirer.
Source : Gallica

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