Louise de Bellaigue, Nos Américains : épisodes de la guerre de sécession (1882)
“ Je ne compris pas. Il m'a fallu sentir le froid de ses doigts, le froid de son front, mettre la main sur son coeur et trouver qu'il ne battait plus ; il m'a fallu voir Georges qui se livrait à toutes les marques du désespoir, sans que ma mère le calmât, voir Flavia embrasser avec amour les pieds de sa maîtresse qu'elle couvrit de ses pleurs, sans que ma mère la regardât avec bonté ; il m'a fallu me sentir étreindre dans les bras de mon oncle, qui nous serra, Georges et moi, sur sa poitrine avec toute l'effusion d'un père, pour comprendre que la mort était entrée chez nous. ”
