Frederick Douglass

Frederick Douglass

Mes années d’esclavage et de liberté (''Life and Times of Frederick Douglass'')

Résumé

Portrait de Frederick Douglass Frederick Douglass Mes années d’esclavage et de liberté (''Life and Times of Frederick Douglass'')

Le 4 septembre 1838, moi, naguère esclave à vie, traînant cette lourde chaîne que toute ma vigueur n’aurait pu rompre, je marchais librement dans les rues de New-York.
Ébloui par le spectacle si prodigieux, si nouveau qui se présentait à mes regards, la pensée de mon indépendance dominait tout. — Que de fois j’avais rêvé cela ; que de fois mes espérances s’étaient brisées ; que de fois je m’étais vu, époux peut-être, peut-être père, vieillard, et toujours esclave, toujours, jusqu’au bout ! Découragé, perplexe, ne m’étais-je point demandé si Dieu lui-même, ne me condamnait pas à la servitude
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Portrait de Frederick Douglass Frederick Douglass Mes années d’esclavage et de liberté (''Life and Times of Frederick Douglass'')

Il nous sied, à nous, frères et citoyens de couleur, dont le deuil s’unit au deuil général ; à nous, dont le cœur a battu d’indignation, d’amour, d’espoir, de détresse, avec le grand cœur de la nation tout entière ; il nous sied, à nous dont les émotions ont suivi cet héroïque, ce long duel de la vie contre la mort ; à nous, qui avons partagé ces agonies ; il nous sied de pleurer ensemble, pour notre propre compte ! Il convient que notre race pousse un cri distinct des autres : un cri, qu’entende d’un bout à l’autre bout de l’Amérique, le peuple américain !
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Portrait de Frederick Douglass Frederick Douglass Mes années d’esclavage et de liberté (''Life and Times of Frederick Douglass'')

Jamais sa main loyale, si prompte à s’étendre vers chacun, ne serra la main d’un propriétaire de noirs ; et lorsque les esclavagistes du Sud, lui adressèrent leurs dons en faveur du rappel, il renvoya d’un superbe dédain l’offrande tachée de sang, avec ces mots : « Je n’achèterai pas la liberté de l’Irlande, au prix de la vente des esclaves ! »
Quand mourut O’Connell, la liberté perdit un grand champion, notre cause un de ses plus fervents amis.
Après Cobden, Bright, Peel, d’Israëli, O’Connell, lord Russell, tant d’autres, j’entendis lord Brougham.
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