Frederick Douglass,
Mes années d’esclavage et de liberté
(''Life and Times of Frederick Douglass'')
“ Le 4 septembre 1838, moi, naguère esclave à vie, traînant cette lourde chaîne que toute ma vigueur n’aurait pu rompre, je marchais librement dans les rues de New-York. Ébloui par le spectacle si prodigieux, si nouveau qui se présentait à mes regards, la pensée de mon indépendance dominait tout. — Que de fois j’avais rêvé cela ; que de fois mes espérances s’étaient brisées ; que de fois je m’étais vu, époux peut-être, peut-être père, vieillard, et toujours esclave, toujours, jusqu’au bout ! Découragé, perplexe, ne m’étais-je point demandé si Dieu lui-même, ne me condamnait pas à la servitude ”
