Michel Pallas

Élements biographiques

Michel Pallas,  Les éphémères (1844)

“ Pour te voir dans ta grâce Suivre partout ta trace C'est le bonheur.
Comme la jeune Aurore D'un regard fait éclore La fleur des champs ; Ainsi ton frais sourire Me ranime et m'inspire De nouveaux chants.
Ma muse rajeunie Retrouve son génie Ses chants d'amour ;
L'espérance exilée Dans mon âme isolée Est de retour.
Auprès de toi j'oublie Et ma mélancolie Et mes regrets ; Ta main habile et sûre A fermé la blessure Dont je souffrais.
Pour ce bienfait, mon ange, Je ne puis, en échange, Qu'offrir ma foi ; Toi, que mon cœur envie, Prends mon cœur, prends ma vie , Tout est à toi.
”
Source : Gallica

Michel Pallas,  Les éphémères (1844)

“ Quel jeune homme souffrant, quel solitaire artiste Ne rêve bien souvent qu'une femme l'assiste ; Qu'une femme vouée à lui pour plus d'un jour Réchauffe son génie au feu de son amour? Ah ! qui donc n'a jamais, aux heures de détresse, Appelé sur son front une franche caresse, Un sourire d'amante, un regard bien-aimé Qui verse dans le cœur son charme accoutumé ?
Mais ce bonheur si doux ne vient souvent qu'en songe, Dans cette triste vie où tout n'est que mensonge,
Rien n'est vrai que l'amour, rien n'est saint que sa loi, Mais son charme s'efface et trahit notre foi.
”
Source : Gallica

Michel Pallas,  Intimités, poésies, par Michel Pallas (1836)

“ Le bonheur n'est jamais où nous l'apercevons.
Le bonheur , le sais-tu , c'est une amitié sainte Qui comprend toute joie et pleure à toute plainte; Que l'égoïsme impur n'oserait point flétrir, Et qui se fait plus grande à l'heure de souffrir.
Le bonheur, c'est aussi l'oubli de toute chose, C'est une nuit d'été, c'est un parfum de rose; C'est aussi la jeunesse, ou bien c'est le gazon Qui reverdit, ou bien encor c'est l'horizon Qui frappe sur le soir tout-à-coup notre vue, Et fait descendre en nous une joie imprévue.
”
Source : Gallica

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