Charles Nodier,
Smarra, ou les démons de la nuit
“ Ah! qui viendra briser leurs poignards, qui pourra étancher le sang de mon frère et le rappeler à la vie! Oh! que suis-je venu chercher ici! Éternelle douleur! Larisse, Thessalie, Tempé, flots du Pénée que j'abhorre! ô Polémon, cher Polémon!...«Que dis-tu, au nom de notre bon ange, que dis-tu de poignards et de sang? Qui te fait balbutier depuis si longtemps des paroles qui n'ont point d'ordre, ou gémir d'une voix étouffée comme un voyageur qu'on assassine au milieu de son sommeil, et qui est réveillé par la mort?... Lorenzo, mon cher Lorenzo...»Lisidis, Lisidis, est-ce toi qui m'a parlé? ”
