Guzla

Définition et enjeux

Portrait de Prosper Mérimée Prosper Mérimée,  La Guzla

“ Je dirai seulement quelques mots des bardes slaves ou joueurs de guzla, comme on les appelle.
La plupart sont des vieillards fort pauvres, souvent en guenilles, qui courent les villes et les villages en chantant des romances et s’accompagnant avec une espèce de guitare, nommée guzla, qui n’a qu’une seule corde faite de crin. Les oisifs, et les Morlaques ont peu de goût pour le travail, les entourent, et quand la romance est finie, l’artiste attend son salaire de la générosité de ses auditeurs.
”
Source : Wikisource

Portrait de Édouard Montagne Édouard Montagne,  Le Bâtard de Ravaillac, par Édouard Montagne (1883)

“ Ce fut l'explosion subite des effluves d'amour, emprisonnes par le remords dans le coeur du moine :
– Grâce ! ma Guzla bien-aimée ! balbutia-t-il d'une voix navrée. Ne pleures pas ? Ne doutes plus de moi ! Ne sens-tu pas que je t'aime, que je t'adore toujours à me damner ! Mais comprends-tu, Guzla, ce que c'est que d'être élevé dans cette religion si menaçante pour les fautes du coeur ?.... De ne pouvoir arracher de son esprit ces idées qui y ont germé depuis l'enfance, d'entendre chaque nuit une voix intérieure qui vous crie « sacrilége ! »
”
Source : Gallica

Vojislav Mate Jovanović,  "La Guzla" de Prosper Mérimée

“ Un joueur de guzla se croirait déshonoré s’il traitait un sujet que les vieilles femmes racontent dans les villages.
Ainsi jamais aucun guzlar ne se serait laissé séduire à l'histoire du bey Janco Marnavich telle que Mérimée l'a imaginée. Mais la douleur du bey «qui cherche les lieux déserts et se plaît dans les cavernes des heyduques», cette douleur inconsolable; ce morne désespoir; sa mort enfin causée par le remords d’avoir lui-même tué son fidèle ami: tout cela constitue un thème bien digne de la poésie populaire
”
Source : Gutenberg

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