Édouard Montagne,
Le Bâtard de Ravaillac, par Édouard Montagne
(1883)
“ Angel, reprit la Georgienne qui commençait à comprendre, sous sa feinte douceur, ta parole est aigüe comme un poignard, et c'est mon coeur qu'elle vient chercher. Ce malheur, cette angoisse morale qui te déchire, j'en suis la cause, n'est-ce pas Le jeune homme baissa la tête. – Eh ! ne vois-tu pas que toutes les réticences sont autant d'épines sur lesquelles tu roules mon âme ? Réponds ! Angel balbutia quelques mots inintelligibles. – Tu hésites ! poursuivit l'emportée artiste. Angel, tu vas mentir ; Angel, tu es lâche. ”
