Joseph-Alexis Walsh

Élements biographiques

Portrait de Joseph-Alexis Walsh Joseph-Alexis Walsh,  Les veillées de voyage (1845)

“ Déception que cette vue, pense Gusman, ce n'est plus elle... je l'ai tuée; mon épée est encore chaude de son sang... C'est son ombre, son esprit.
Mais elle est venue à lui, mais elle a jeté ses bras autour de son époux frappé de stupeur, immobile comme une statue de marbre... A la fin, de la poitrine haletante, oppressée du malheureux Gusman, s'échappent ces paroles :
— Fantôme qui m'étreins dans tes bras, qui es-tu? Si tu es l'âme de la femme adultère, comment ne brûles-tu pas des flammes de l'enfer?
— Votre épouse, ô redouté seigneur, n'a point été infidèle, elle vit pour vous aimer.
”
Source : Gallica

Portrait de Joseph-Alexis Walsh Joseph-Alexis Walsh,  Souvenirs historiques des principaux monuments de Paris (1854)

“ A cet instant, roi, princes, chevaliers, archevêques, évêques, prêtres, moines, soldats, bourgeois, peuple, se prosternèrent, fondant en larmes et osant à peine lever la tête pour regarder cette branche d'épines que les bourreaux de Jérusalem avaient tordue pour en faire une couronne dérisoire à leur divine victime.
Oh ! comme ce diadème de moquerie est devenu un diadème de gloire ! et, comme tout ce qui est grand, comme tout ce qui est fort, comme tout ce qui est humble, comme tout ce qui est petit, comme tout ce qui est heureux, comme tout ce qui est dans les larmes, le vénère aujourd'hui !
”
Source : Gallica

Portrait de Joseph-Alexis Walsh Joseph-Alexis Walsh,  Relation du voyage de Henri de France en Écosse et en Angleterre… (1844)

“ Je rends justice à un Français frappé d'une immense infortune, et j'honore en même temps notre caractère national. Il y a désintéressement, il y à noblesse, il y a élévation de coeur à s'attacher, à s'enthousiasmer ainsi pour l'adversité ! Et, dans un siècle comme le nôtre, où la plaie rongeante, où la passion dominante est l'amour de l'argent, ne faut-il pas applaudir aux hommes qui vont saluer un prince que le bannissement a rendu pauvre, et dont les mains vidés n'ont à distribuer ni dons, ni grâces, ni faveurs ! ”
Source : Gallica

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