Alfred Nourisson, Chants d'espérance : poésies (1884)
“ Plaignez-moi : car l'exil est chose si cruelle, La vie est si pesante au cœur de l'exilé, Que s'il n'avait l'espoir pour compagnon fidèle, Sous le poids des chagrins il mourrait accablé ! Hélas ! quand vient l'hiver, l'herbe est si tôt flétrie ! Vous êtes mon espoir, mon soleil, ma patrie. Sans vous, il n'est plus rien dont mon cœur soit charmé, Plus de fleurs, plus d'azur, comme aux beaux jours de mai ! Sans vous, oui, c'est l'exil et toute sa souffrance. Ah ! puisque c'est un mal si cruel que l'absence, Que doit-on donc souffrir quand on n'est plus aimé !. ”
