Alfred Nourisson

Résumé

Alfred Nourisson Chants d'espérance : poésies (1884)

Plaignez-moi : car l'exil est chose si cruelle, La vie est si pesante au cœur de l'exilé, Que s'il n'avait l'espoir pour compagnon fidèle, Sous le poids des chagrins il mourrait accablé !
Hélas ! quand vient l'hiver, l'herbe est si tôt flétrie !
Vous êtes mon espoir, mon soleil, ma patrie.
Sans vous, il n'est plus rien dont mon cœur soit charmé, Plus de fleurs, plus d'azur, comme aux beaux jours de mai !
Sans vous, oui, c'est l'exil et toute sa souffrance.
Ah ! puisque c'est un mal si cruel que l'absence, Que doit-on donc souffrir quand on n'est plus aimé !.
Source : Gallica

Alfred Nourisson Chants d'espérance : poésies (1884)

Que vous servira-t-il., voyageur intrépide, Que le flot ait cédé sous votre effort rapide ?
Amour, déception.
— N'importe ! fût-il vrai, Dût la souffrance un jour briser mon cœur navré , Que l'espérance encor ne me soit pas ravie !
L'espérance fait place au dégoût de la vie.
Pour vivre il faut aimer. - L'amour, c'est le-bonheur !
Héroïsme, vertu, talent, courage, honneur, Le monde lui doit tout; sans lui, l'âme isolée, Loin du ciel, sa patrie , errante et désolée, Languit comme une fleur dans les brûlants déserts, Comme un oiseau captif qui regrette les airs.
Source : Gallica

Alfred Nourisson Chants d'espérance : poésies (1884)

Lorsque sous le ciel gris, tel qu'un vaste suaire, Un manteau de frimas enveloppe la terre, Le cœur est oppressé sous le poids du linceul., Et l'homme cherche l'homme ; il souffre s'il est seul.
Mais vienne le printemps nous rendre un air limpide!
L'homme peut rester seul, il ne sent plus de vide.
Oh ! sur un fond d'azur voir un soleil riant, Voir le ciel se parer comme un ciel d'Orient ;
Revoir bois et coteaux couronnés de verdure, Sous la feuille qui tremble avec un doux murmure ; Écouter en rêvant, à l'aube d'un beau jour, L'oiseau qui le salue avec des chants d'amour
Source : Gallica

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