Honorine de Saint-Angel

Résumé

Honorine de Saint-Angel Les Bienfaiteurs de l'humanité… (1886)

Oui, vous savez, Madame, où ruissellent les larmes : Par vos nobles bontés les sécher pour toujours.
Le pauvre vous bénit. En calmant les alarmes, Vous rendez la gaîté, les ris' et les amours !
Rappellerai-je hélas ! les jours de votre enfance?
Non. Votre nom suffit pour qu'on puisse savoir Que votre humble berceau, bâti par la souffrance, Est pour toujours vivant au bourg de Marchenoir !
A Paris, comme là, tous vos bienfaits, Madame, Sont gravés dans les cœurs des beaux petits enfants ; Chacun cherche à chérir votre cœur et votre âme, Et Dieu qui vous bénit voit vos dons triomphants !
Source : Gallica

Honorine de Saint-Angel Les Bienfaiteurs de l'humanité… (1886)

Quel est ce cœur si noble, si grand qui consacre une pareille somme pour récompenser la piété filiale, cette vertu si douce et si rare aujourd'hui ?
Le journal révélait bien les noms : Madame veuve Hess ! mais de la qualité, de la position sociale, pas un mot. Oh ! c'est sans doute, me disais-je, une grande dame du faubourg Saint-Germain qui cache ses bienfaits sous un pieux pseudonyme ? Cet acte de munificence est peut-être l'accomplissement d'un vœu, ou quelque part d'héritage à distribuer, selon la volonté expresse d'un testament dont Mme Hess n'est que l'exécutrice?
Source : Gallica

Honorine de Saint-Angel Les Bienfaiteurs de l'humanité… (1886)

Partout on vous connaît, le monde vous chérit, Vous avez ce renom qui jamais ne périt ; Et vous avez l'honneur, vous nommant Madeleine, D'être comme Marie, esclave autant qqe reine, Esclave du devoir, de l'éternel amour, Des lois du dévoùment, sans espoir de retour.
Reine par la bonté, la grâce et l'opulence Ce qui ne gâte rien, oui, même en notre France !
La vertu plaît toujours, bien qu'on en soit jaloux; Il est encore des gens auxquels il semble doux De l'avoir en passant, quelquefois entrevue, Et de s'être inclinés à cette ombre aperçue.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature