Résumé

Alexandre Guillemin Souvenirs touchant la Vie et la mort de madame Angélique Vauquer… (1868)

Ta vie est embrasée au foyer de sa grâce, Dans le silence du saint lieu.
Adieu donc, faux éclat qui n'es pas la lumière, Adieu, frivole voix, qui n'es pas la prière; Vain bonheur qui n'es pas le vrai bonheur, adieu!
Et nous, parens, amis, nous, père, mère, aïeule, Et ceux qui t'ont gardé le si doux nom de sœur, Faut-il nous condamner à te délaisser seule, Seule en présence du Seigneur ?
Oh! non; mais à ton âme associant nos âmes, Ta généreuse ardeur nous convie à ses flammes, Et nous sommes unis sur l'autel de ton cœur.
Source : Gallica

Alexandre Guillemin Souvenirs touchant la Vie et la mort de madame Angélique Vauquer… (1868)

Il est donc tout à fait exact de dire que l'âme vouée à la vie religieuse, dans l'amour divin, verse au cœur de Dieu tous ses autres sentiments et les vivifie encore dans cette fusion sacrée. Sa piété filiale et sa piété fraternelle sont en quelque sorte divinisées dans sa piété virginale ; et plus elle pratique le détachement de la terre et la vie du ciel, plus nous sommes véritablement aimés par elle d'un amour qui se confond et s'élève avec l'amour de Dieu, puisque nous sommes aimés en lui, avec lui et pour lui
Source : Gallica

Alexandre Guillemin Souvenirs touchant la Vie et la mort de madame Angélique Vauquer… (1868)

Tu n'aurois pas été de trop ; car tu aimes les bonnes œuvres, elles nous mettent sur le chemin du ciel, aidant à réparer ce qui nous en fermeroit la porte, et elles y seront la couronne des saints. C'est, je n'en doute pas, ajoutoit-elle, les bonnes œuvres de notre excellent Père qui lui ont obtenu-les grâces de Dieu dans sa dernière maladie et lui ont fait envisager la mort avec calme après avoir souffert avec résignation. Je ne me trompe pas dans mes souvenirs; ils sont présents, pour ainsi dire, à mes yeux, à mes oreilles, comme à mon cœur.
Source : Gallica

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