Résumé

Elisabeth ou L'ange de la famille (1881)

Voici la chambre qu'elle habitait, le petit lit où elle reposait, ce livre qu'eue aimait à lire, cette image de sa patronne, Elisabeth de Hongrie, que son regard cherchait souvent. Mais elle n'y est plus ! et pourtant sa voix retentit encore vivante à l'oreille, semble-t-il, ou bien plutôt au cœur, à l'âme, où rien ne meurt!
Mais pourquoi s'arrêter à ces tristes pensées?
Parents, amis fidèles et dévoués, relevez vos fronts courbés ; la terre n'est rien, le ciel est tout ; c'est là qu'il faut porter son regard, car elle y est, radieuse et couronnée.
Source : Gallica

Elisabeth ou L'ange de la famille (1881)

Douce et chère Élisabeth! en montant au ciel, vous ne nous avez point abandonnés, nous en sommes sûrs. Vous êtes encore là, dans la maison paternelle, veillant à maintenir la famille dans les voies du salut, par l'union, la charité, la concorde.
Vous êtes présente dans votre couvent bienaimé, consolant vos maîtresses de leur tâche souvent ingrate, l'éducation de la jeunesse.
Vous êtes surtout suspendue à l'oreille, au cœur de vos jeunes compagnes, pour leur faciliter de nouveaux progrès dans la vertu, pour soutenir léurs défaillances, relever les courages, sanctifier leurs actions.
Source : Gallica

Elisabeth ou L'ange de la famille (1881)

Elle priait, elle priait sans cesse pour que Jésus fut très bien reçu dans tous les cœurs.
La veille de ce grand jour, après avoir reçu l'absolution, Élisabeth dit à la religieuse plus spécialement chargée des premières communiantes : Que l'on est donc heureux quelquefois sur la terre!
Que sera-ce demain, puisque aujourd'hui est déjà un si beau jour! Puis, le soir, avant de s'endormir, elle répétait encore avec beaucoup de recueillement : Que je voudrais être à demain!
Encore quelques heures; puis c'est bien vrai, le petit Jésus viendra tout entier dans mon cœur. Oh! qu'il me tarde!
Source : Gallica

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