Marie-Joseph Ollivier,
Vie de Maria Nelly
(1870)
“ Maria Nelly mourait poitrinaire à vingt ans. Elle ne savait rien de la vie, rien du monde. La vie a bien des séductions pour les imaginations de vingt ans, et le monde, encore qu'elle en eût tant d'horreur, n'en était pas moins pour elle, comme pour toute âme jeune, la terre de l'inconnu qui garde , derrière ses frontières inexplorées, tant de délices mêlées à tant de périls. Dieu d'ailleurs, qui voulait mettre au sacrifice de cette enfant le sceau de la perfection, ne pouvait l'exempter des retours et des hésitations inséparables de son âge, de sa lente agonie, et de son renoncement lui-même. ”
