Thérèse-Alphonse Karr

Élements biographiques

Thérèse-Alphonse Karr La symphonie du travail (1885)

Ils se levèrent, mais, dans la porte, la mère Haydn s'arrêta et se retourna.
« Je voudrais bien savoir si mon cher Joseph jouit d'un aussi beau clair de lune, et ce qu'il fait en ce moment-ci, mon bon enfant. »
Un voyageur apparaît à l'autre bout de la rue, il marche vite... Les pâles rayons permettent de voir sa taille, son allure, non pas ses traits...
Mais déjà de loin il crie :
« Mon père ! ma mère !
Anne-Marie, effrayée, serrait le bras de Mathias. — C'est Joseph, — murmura-t-elle. Son cœur bondit, il martelle les parois de sa poitrine. — C'est Joseph ! c'est bien lui ! »
Source : Gallica

Thérèse-Alphonse Karr Contre un proverbe, par Mlle Thérèse Alphonse Karr (1865)

Dorothée regardait les rayons lumineux s'élever en serpentant et assombrir un instant les petites et pâles étoiles qui, la fusée éteinte, reprenaient leur paisible clarté. L'entretien de l'aprèsmidi et les souhaits d'Elise lui revinrent à la pensée. Elle pria Dieu en silence de l'aider à être bonne et à se rendre aimable, à plaire par le coeur, ce qui vaut mieux que de plaire par le visage; à accomplir sa tâche journalière sans baguette magique, à faire du bien sans corne d'abondance; et son coeur se sentit à l'aise, comme s'il eût été sûr que tout irait pour le mieux.
Source : Gallica

Thérèse-Alphonse Karr La symphonie du travail (1885)

Le religieux loua, en quelques simples et chaudes paroles, le talent de son jeune ami, sa vie laborieuse, sa conduite irréprochable, sa modestie, sa piété droite et sincère.
— Si j'étais prince, — conclut-il en manière de péroraison, — je m'attacherais Joseph Haydn avec une chaîne d'or. Ce serait à la fois m'assurer de pures et nobles jouissances, et rendre mon nom impérissable.
— Vous vous entendez à plaider la cause de vos amis. Mon maître de chapelle est vieux et infirme : s'il vient à mourir, il n'aura pas de successeur autre que votre Haydn.
Source : Gallica

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