Thérèse-Alphonse Karr

Résumé

Thérèse-Alphonse Karr La symphonie du travail (1885)

Ils se levèrent, mais, dans la porte, la mère Haydn s'arrêta et se retourna.
« Je voudrais bien savoir si mon cher Joseph jouit d'un aussi beau clair de lune, et ce qu'il fait en ce moment-ci, mon bon enfant. »
Un voyageur apparaît à l'autre bout de la rue, il marche vite... Les pâles rayons permettent de voir sa taille, son allure, non pas ses traits...
Mais déjà de loin il crie :
« Mon père ! ma mère !
Anne-Marie, effrayée, serrait le bras de Mathias. — C'est Joseph, — murmura-t-elle. Son cœur bondit, il martelle les parois de sa poitrine. — C'est Joseph ! c'est bien lui ! »
Source : Gallica

Thérèse-Alphonse Karr La symphonie du travail (1885)

Oui, sans doute, une fête à la manière du comte
Morzin.
Et ce comte, avouons-le, est un singulier personnage : sévère, morose, capricieux, désagréable à quiconque est obligé de l'approcher ; un original comme on est bien aise de n'en pas rencontrer trop souvent; une espèce de tyran... que sais-je encore ? peut-être tout simplement, hélas ! un cœur blessé dont personne n'a jamais connu et ne connaîtra jamais la blessure, et qui n'a pas su recourir au baume divin.
Quoi qu'il en soit, cet original a une passion : la musique. Il se donne le luxe princier d'une chapelle de premier ordre.
Source : Gallica

Thérèse-Alphonse Karr La symphonie du travail (1885)

Le religieux loua, en quelques simples et chaudes paroles, le talent de son jeune ami, sa vie laborieuse, sa conduite irréprochable, sa modestie, sa piété droite et sincère.
— Si j'étais prince, — conclut-il en manière de péroraison, — je m'attacherais Joseph Haydn avec une chaîne d'or. Ce serait à la fois m'assurer de pures et nobles jouissances, et rendre mon nom impérissable.
— Vous vous entendez à plaider la cause de vos amis. Mon maître de chapelle est vieux et infirme : s'il vient à mourir, il n'aura pas de successeur autre que votre Haydn.
Source : Gallica

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