Stendhal,
Vies de Haydn, de Mozart et de Métastase
“ Pour Mozart, je ne vois pas de genre dans lequel il n’ait triomphé : opéras, symphonies, chansons, airs de danse, il a été grand partout. Le baron de Van Swieten, l’ami de Haydn, allait jusqu’à dire que, si Mozart eût vécu, il aurait enlevé à Haydn le sceptre de la musique instrumentale. Dans l’opéra buffa, la gaieté lui a manqué, et en cela il est inférieur aux Galuppi, aux Guglielmi, aux Sarti. Les qualités physiques qui frappent dans sa musique, indépendamment du génie, c’est une manière neuve d’employer l’orchestre, et surtout les instruments à vent. ”
