Résumé

Portrait de Charles Nodier Charles Nodier Contes fantastiques (Nouvelle édition… (1855)

Larisse, Thessalie, Tempé, flots du Pénée que j'abhorre!
ô Polémon, cher Polémon!.
« Que dis-tu, au nom de notre bon ange, que dis-tu de poignards et de sang? Qui te fait balbutier depuis si longtemps des paroles qui n'ont point d'ordre, ou gémir d'une voix étouffée comme un voyageur qu'on assassine au milieu de son sommeil, et qui est réveillé par la mort?. Lorenzo, mon cher Lorenzo. »
Lisidis, Lisidis, est-ce toi qui m'as parlé? en vérité, j'ai cru reconnoître ta voix, et j'ai pensé que les ombres s'en alloient.
Source : Gallica

Portrait de Charles Nodier Charles Nodier Contes fantastiques (Nouvelle édition… (1855)

Oui, oui, je le sais! le bonheur est de vivre près de la Fée aux Miettes, et d'en être aimé !
Et je me mis à sa poursuite comme la veille, sans être plus habile à la rejoindre.
Je me couchai, je m'endormis; l'espace se rouvrit à ma vue, les voûtes se creusèrent au-dessus de moi comme si elles avoient voulu se perdre dans les profondeurs du ciel; les colonnes de marbre et de porphyre germèrent du sein des pavés pour aller les chercher et les soutenir dans les airs; tous les flambeaux s'allumèrent à la fois, et Belkiss parut.
Source : Gallica

Portrait de Charles Nodier Charles Nodier Contes fantastiques (Nouvelle édition… (1850)

Voyez, ma bonne mère, si cela vous accommode, et pour peu que vous pensiez y être plus heureuse qu'à Granville, je vous dispenserai avec plaisir de recourir à la générosité des mariniers.
— Et de qui veux-tu que j'accepte ce bienfait, Michel ? de toi, dont la fortune est peut-être perdue à jamais, au moment où tu y penses le moins ?
— Je ne sais, dis-je, Fée aux Miettes, mais la fortune réelle d'un maître ouvrier n'est jamais perdue, tant qu'il a des bras et du courage ; mon éducation est finie, mon aptitude au travail éprouvée, ma constitution vigoureuse, et mon âme ferme.
Source : Gallica

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