Charles Nodier,
Souvenirs de jeunesse ; Mademoiselle de Marsan…
(1850)
“ Calme-toi! calme ton coeur pour me le conserver ! Pense qu'une émotion trop forte peut mettre en péril ta vie et la mienne, puisqu'elles n'en font plus qu'une ! Pense que je ne résisterais plus à la douleur de te voir comme je l'ai vue tout à l'heure; que lu as depuis ce temps-là toute ma destinée de plus à sauver !... Calme-toi, mon Amélie ! repose-toi ! Éloigne-moi ! éloigne ma pensée ! Je veillerai tout près !... A un signe parti de ta croisée, au moindre cri, au moindre appel, je serai à tes genoux, et tu te réveilleras encore ! — Mourir ! mourir ! quelle frénésie insensée ! dit-elle. ”
