Pierre-Jules Hetzel

Pierre-Jules Hetzel

Résumé

Portrait de Pierre-Jules Hetzel Pierre-Jules Hetzel Le nouveau magasin des enfants (1860)

« Tu n'as guère de repentir, lui dit Gribouille, et encore
moins de reconnaissance. Je suis fâché pour toi de ton mauvais cœur, car tu es un beau bourdon, je n'en saurais disconvenir : tu es le plus gros que j'aie jamais vu, et tu as une robe noire tirant sur le violet qui n'est pas gaie, mais qui ressemble au manteau du roi. Peut-être que tu es quelque grand personnage parmi les bourdons, c'est pour cela que tu piques si fort. » Ce compliment, que Gribouille fit en souriant, quoique le pauvre enfant eût encore la larme à l'œil, parut agréable au bourdon, car il se mit à frétiller des ailes.
Source : Gallica

Portrait de Pierre-Jules Hetzel Pierre-Jules Hetzel Le nouveau magasin des enfants (1860)

Je ne suis pas aimé de mes parents, et je voudrais l'être.
— Il est vrai que la chose n'est point facile, répondit le monsieur habillé de noir; mais je ferai toujours quelque chose pour toi. Tu as beaucoup de bonté, je le sais, je veux que tu aies beaucoup d'esprit.
— Ah! monsieur, s'écria Gribouille, si, pour avoir de l'esprit, il faut que je devienne méchant, ne m'en donnez point. J'aime mieux rester bête et conserver ma bonté.
— Et que veux-tu faire de ta bonté parmi les méchants? reprit le gros monsieur d'une voix plus sombre encore et en roulant ses yeux, ardents comme braise.
Source : Gallica

Portrait de Pierre-Jules Hetzel Pierre-Jules Hetzel Le nouveau magasin des enfants (1860)

Mais une voix plus haute fit faire silence, en criant du fond de la ruche : Taisez-vous, taisez-vous, l'ennemi s'avance.
Alors M. Bourdon commença à bourdonner et à grimper le long de l'arbre, et à frapper de l'aile et de la patte à la cellule de la reine qui se barricadait et tirait ses verrous. M. Bourdon fit entendre une voix retentissante comme une trompe de chasse, et des milliers, des millions, des milliards de bourdons, de frelons et de guêpes parurent, d'abord comme un nuage dans le ciel, et bientôt comme une armée terrible qui se précipita sur la ruche.
Source : Gallica

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