Résumé

Portrait de Léon Gozlan Léon Gozlan Aventures merveilleuses et touchantes du prince Chènevis et de sa jeune soeur (1880)

Philosophe était dans un coin de l'enseigne; les deux enfants en occupaient le milieu, une baguette à la main signe de commandement.
Le peintre, qui était un honnête homme, n'avait épargné ni le rouge vif ni le bleu foncé sur cette magnifique toile, qu'on apercevait du Château d'Eau et des Filles du Calvaire.
Paris s'éprit tout à coup pour le spectacle que donnèrent ces deux petits enfants, qui avaient fait de si habiles acteurs
d'un singe, d'un chien, de deux serins de Canarie, d'un perroquet, d'une pie et d'un chat.
Source : Gallica

Portrait de Léon Gozlan Léon Gozlan Aventures merveilleuses et touchantes du prince Chènevis et de sa jeune soeur (1880)

Tournebroche était beau à voir.
« Mangez toujours! leur criait le prince Chènevis, mangez de ceci, mangez de cela! ne vous lassez pas, tout est pour vous, pour vous seuls!
« Maintenant, dit le prince Chènevis en mettant son épée dans le fourreau, je n'ai plus faim, je ne souffre plus, j'ai fait une bonne action. »
Il alla ensuite s'asseoir tranquillement sur la terrasse en attendant que son gouverneur vînt comme d'usage lui dire d'aller se coucher. Il était dans cette attente, lorsqu'il entendit retentir sur les dalles de la terrasse des talons de fer, des sabres et des crosses de mousquet.
Source : Gallica

Portrait de Léon Gozlan Léon Gozlan Aventures merveilleuses et touchantes du prince Chènevis et de sa jeune soeur (1880)

La bise noire soufflait : c'est un vent aiguisé par le contact des montagnes, et qui coupe comme une lanière de cuir. Un torrent invisible grondait au-dessous du rocher sur lequel ils étaient perdus. Quel froid! quelle obscurité!
quelle terreur! Il fallut s'arrêter.
Olympe se mit à pleurer; et les pauvres animaux, transis et grelottant, s'étaient ramassés en boule.
Le prince Chènevis s'agenouilla pieusement, croisa ses petites mains glacées, et dit à haute voix : « Mon Dieu, avez pitié de nous qui allons mourir. Mon Dieu, ayez surtout pitié de ma sœur que j'ai entraînée dans ce péril. »
Source : Gallica

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