Marie-Anne de Bovet,
Veuvage blanc
(1930)
“ Les jours qui suivirent, le général fréquenta chez les Sigebert plus assidûment que jamais. Et sans que cela parût, ayant appris à lire en elle, il étudiait attentivement Louise. Non certes : nul secret ne se dissimulait derrière ce front pur. Mais un chagrin ? Pas davantage ne le discerna-t-il. L’ombre dont était voilé le frais visage se justifiait assez par le drame d’hier, par les angoisses de demain. Plus expert à jauger la valeur des hommes, son observation ne pénétrait-elle pas assez avant dans le jardin réservé d’un cœur féminin à la fois tendre et fier ? ”
