Charlotte Chabrier-Rieder

Résumé

Charlotte Chabrier-Rieder Les épreuves de Charlotte (1900)

SŒUR MARIA-JOSÉFA.
Vous avez perdu votre bon-papa, vous êtes orpheline : il n'est rien de plus triste pour une enfant et vous avez raison de vous juger malheureuse. Mais enfin vous n'êtes pas sans famille, vous avez des oncles, des tantes, des cousines qui s'intéressent à vous, j'en suis sûre, et qui vous aiment.
CHARLOTTE, d'une voix entrecoupée.
Non, ma sœur, c'est bien vrai que je n'ai personne. Mon cousin est vieux, il a peur de tout le monde et surtout de sa femme; il tremble toujours et il n'a même plus le courage de penser.
Source : Gallica

Charlotte Chabrier-Rieder Les épreuves de Charlotte (1900)

« Rentrée dans ma chambre, je fais mon examen de conscience; je suis bien sûre de ne pas avoir « un orgueil infernal », ainsi que le prétend cousine Hilda. Mais, ma colère passée, je reconnais que j'ai eu tort de m'en aller si brusquement et de me fâcher pour si peu de chose.
« Mon Dieu, que va penser sœur Joséfa? elle ne sera pas contente, c'est bien sûr; elle dira que je ne sais pas tenir mes résolutions. Oh! ma bonne sœur, ne vous fâchez pas trop! C'est si difficile pour une petite fille que personne n'aime d'être toujours patiente ! »
Source : Gallica

Charlotte Chabrier-Rieder Les épreuves de Charlotte (1900)

Alors un soupçon terrible étreignit le cœur de la petite fille. Elle se rappela la rencontre de Friederich, hagard, bouleversé, devant la chambre de cousine Hilda, et la conversation qu'il lui avait tenue au jardin, car, chose étrange, les gens qui méditent une mauvaise action ou qui s'en sont rendus coupables éprouvent le besoin d'y faire allusion, et c'était sans doute cet
instinct mystérieux qui avait poussé Friederich, pourtant si taciturne, à entretenir sa cousine de la barque qu'il convoitait, au moment même où il avait résolu, pour se la procurer, d'employer un moyen criminel.
Source : Gallica

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