Charlotte Chabrier-Rieder

Élements biographiques

Charlotte Chabrier-Rieder,  Les enfants du Luxembourg (1903)

“ Mais oui, mon petit garçon.
FRÉDY, de plus en plus enfoncé dans un abîme de réflexions.
Comme les homards, alors! »
Oh Frédy! on pousse des cris d'horreur. Mais le pauvret, certes, n'y entend pas malice. Et il insiste : « Est-ce qu'elle a brûlé tout de suite, tout d'un coup, ou par petits morceaux? Si elle a brûlé par petits morceaux, elle a dû avoir bien mal. » Et cette pensée attriste le bon petit cœur de Frédy, compromet un instant le plaisir qu'il éprouve à manger son éclair au chocolat.
FERNAND, avec intention, enchanté de pouvoir lancer une pointe à Henriette.
”
Source : Gallica

Charlotte Chabrier-Rieder,  Les épreuves de Charlotte (1900)

“ SŒUR MARIA-JOSÉFA.
Vous avez perdu votre bon-papa, vous êtes orpheline : il n'est rien de plus triste pour une enfant et vous avez raison de vous juger malheureuse. Mais enfin vous n'êtes pas sans famille, vous avez des oncles, des tantes, des cousines qui s'intéressent à vous, j'en suis sûre, et qui vous aiment.
CHARLOTTE, d'une voix entrecoupée.
Non, ma sœur, c'est bien vrai que je n'ai personne. Mon cousin est vieux, il a peur de tout le monde et surtout de sa femme; il tremble toujours et il n'a même plus le courage de penser.
”
Source : Gallica

Charlotte Chabrier-Rieder,  Les enfants du Luxembourg (1903)

“ FRÉDY, au comble du désespoir.
Je ne suis pas content, et je n'en veux pas, des aventures. Je veux ma maison et ma maman.
C'était très bête de vouloir aller dans une île déserte. Je vois bien qu'un petit garçon n'est pas un Robinson. Et puis nous n'avons pas de flèches ni d'arcs. Comment nous défendrons-nous contre les sauvages?
AUGUSTE, avec désinvolture.
Nous en ferons, c'est très facile. Tu vas voir.
FRÉDY.
Avec quoi? il n'y a rien pour on fabriquer, et il fait tout noir. Si les sauvages arrivent, ils vont nous manger. Au secours, maman, au secours!
”
Source : Gallica

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