Henriette Maréchal

Définition et enjeux

Alidor Delzant,  Les Goncourt

“ Henriette Maréchal. Le 14 décembre 1865, au plus fort de la bataille, à la veille de la sixième et dernière représentation d’Henriette Maréchal, la Librairie internationale mit en vente le texte de la pièce au front de laquelle les auteurs, agacés et nerveux, venaient d’écrire son histoire et d’envoyer fièrement l’hommage de leur reconnaissance à la princesse Mathilde qui avait arraché le manuscrit à la censure et à M. Édouard Thierry qui avait eu le courage de l’accueillir. ”
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Eugène Forcade,  Revue des Deux Mondes

“ Un caractère étrange, singulier, distingue pourtant ce drame d’Henriette Maréchal : l’inexpérience absolue unie au plus imperturbable aplomb. Jamais on ne vit sujet plus vieux traité d’une façon plus jeune ; c’est l’enfance de l’art, et le naïf par endroits n’est même point sans grâce. Tandis que dans l’invention de la pièce tout vous rappelle l’idée d’autrui, l’exécution vous livre à chaque pas des moyens d’un primitif incomparable. ”
Source : Wikisource

Adolphe Chenu,  Le Mémorial de Napoléon III, par A. Chenu… (1872)

“ Était-ce lui ou la cour qui avait forcé la première scène française à représenter Henriette Maréchal? Devait-elle subir un tel abaissement et fallaitil blâmer les faiblesses du parterre quand on s'était complu à pervertir en lui le goût des bonnes traditions? Agir ainsi, n'était-ce pas imiter ce précepteur dissolu qui reprochait à son élève d'avoir suivi de mauvais exemples ?
Il est vrai que le peuple français est à la fois le plus ingouvernable et le plus difficilement amusable de l'univers ; — qu'il a le tort d'accepter des spectacles qui coûtent beaucoup plus qu'ils ne valent
”
Source : Gallica

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