Résumé

La Politique du Maréchal. Paix et Travail (1877)

Maréchal. N'avez-vous pas remarqué que, dans la vie ordinaire, les hommes les plus vigoureux sont les moins batailleurs? En politique, c'est la même chose: le plus courageux est celui qui redoute le plus la guerre pour son pays.
Les gouvernements de l'Europe le savent bien, et c'est pour cela qu'ils estiment le Maréchal de Blac-Mahon. Victor-Emmanuel a été son frère d'armes en Italie et les Allemands respectent leur courageux adversaire. Aussi quand, il y a deux ans, nous avons été à la veille d'avoir la guerre, c'est le Maréchal qui nous en a préservés.
Source : Gallica

La Politique du Maréchal. Paix et Travail (1877)

On prétend que le Maréchal est le chef d'un gouvernement clérical. Quelle plaisanterie !
Tout le monde sait bien qu'un vieux soldat qui fait la guerre depuis quarante-cinq ans n'est pas un clérical. Il a des sentiments religieux, comme vous, comme moi, comme tous les braves gens. Quand on a souvent vu la mort de près, on respecte Dieu. Il veut qu'on n'insulte ni la religion, ni les ministres du culte, et il a bien raison.
Source : Gallica

La Politique du Maréchal. Paix et Travail (1877)

Le Maréchal veut l'ordre, le maintien de la Constitution, le respect de la loi, le progrès sage ; M. Gambetta est le chef de la révolution! or, on sait ce que les révolutions nous ont déjà coûté. Les travailleurs, les agriculteurs, tous ceux enfin qui concourent de leur mieux à la prospérité du pays savent à quoi s'en tenir sur ces grands réformateurs qui veulent tout changer; à les croire, nos pères étaient des imbéciles qui ne savaient rien faire. Il faut labourer comme ceci, il faut semer comme cela. Un beau jour ils achètent un bien, et il ne faut pas trois ans pour qu'ils soient ruinés.
Source : Gallica

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