Jean-Pierre Giraud

Résumé

Jean-Pierre Giraud Les 363 sont-ils des radicaux… (1877)

Quel radicalisme bizarre ! Mais il n'a plus rien de violent! Mais c'est le radicalisme du propriétaire qui répare sa maison au lieu de la démolir et d'en construire une autre ! C'est le radicalisme du bon agriculteur qui, chaque année, apporte à ses terres quelque petite amélioration! Mais ce radicalisme (sauf votre respect, monsieur le duc) n'a plus rien de radical ! Dieu me pardonne, ce n'est pas le radicalisme que vous reprochez là à nos députés, c'est l'amour des réformes lentes, graduelles, progressives. C'est un esprit libéral, — sage et modéré !
Source : Gallica

Jean-Pierre Giraud Les 363 sont-ils des radicaux… (1877)

De peur de compromettre leurs ministres de prédilection, nos èvêques, si tapageurs sous Jules Simon, n'écrivent plus, ne parlent plus, ne déclament plus. Mais la joie éclate sur les visages de ces hommes de Dieu. Le nouveau gouvernement, disent-ils, est un gouvernement qu'ils ont inventé, un gouvernement dont ils sont les protecteurs et les maîtres, un gouvernement qui permettra au pape, comme de juste, de corriger nos lois et de diriger notre politique... C'est là ce qu'ils appellent le progrès, les hommes en soutane, et c'est ainsi qu'ils entendent les réformes.
Source : Gallica

Jean-Pierre Giraud Les 363 sont-ils des radicaux… (1877)

On se ruine quand, à force de labours profonds et d'engrais chèrement achetés, on veut transformer d'un coup, en peu de semaines, une terre médiocre en une terre de choix. Il y faut du temps et des ménagements. Or, les radicaux, en politique, veulent tout faire à la fois, brusquement. Vous, monsieur Jean-Pierre, vous habitez une maison qui ne vous convient pas tout à fait
Source : Gallica

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