Résumé

Conversation du maréchal Soult avec le comte d'Artois… (1831)

Cet état d'avilissement dans lequel on a plongé la
représentation nationale, loin de tourner au profit de la royauté, n'a servi qu'à les ébranler l'une et l'autre; on a réussi à rendre tout incertain, tout problématique; on a sapé la société dans toutes ses bases ; on l'a attaquée dans tousses intérêts ; on semble avoir abandonné à la force la solution du problème, et par une tendance inévitable, par l'état de l'opinion, par la direction naturelle des esprits, la force sera toujours du coté du peuple.
Source : Gallica

Conversation du maréchal Soult avec le comte d'Artois… (1831)

Monseigneur, le roi peut compter sur ma fidélité ; mais puisque V. A. daigne me parler avec bonté, elle m'autorise à lui parler avec franchise. Il n'y a point de bon Français qui ne soit disposé à soutenir le gouvernement dans la ligne que la constitution lui trace ; mais il n'y en a point non plus de véritablement attaché à son pays, qui croie que le gouvernement puisse se soutenir hors de cette ligne. La masse est trop inquiète pour que son attachement à la dynastie n'en soit pas ébranlé.
Source : Gallica

Conversation du maréchal Soult avec le comte d'Artois… (1831)

Après l'échange de quelques complimens, le prince dit au maréchal: « M. le duc, nous sommes obligés de convenir qu'en 1815 nous avons été malheureusement trompés sur votre compte ; nous vous croyions notre ennemi ; nous sommes partis pour Gand dans cette conviction ; nous en sommes revenus avec la même opinion; nous avons eu depuis des preuves sensibles du contraire, et comme il est de notre devoir de vous en faire l'aveu, il est du vôtre de ne plus vous souvenir de ce que ces erreurs vous ont coûté.
— » Monseigneur, je n'eus jamais d'autre règle que mon devoir
Source : Gallica

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