Adolphe Chenu

Élements biographiques

Adolphe Chenu Le Mémorial de Napoléon III, par A. Chenu… (1872)

Pour ce crime seul, Louis Napoléon méritait d'ètre fusillé.
Les chefs de la garde nationale, voyant faiblir la troupe, marchent aux insurgés et commandent le feu. La fusillade oblige ces derniers à fuir vers le rivage. C'est un sauve-qui-peut à faire mourir de rire. On fuit pêle-mêle et sans la moindre étiquette ; le futur empereur n'est pas des derniers : il se jette dans un canot pour échapper aux balles des soldats-citoyens; mais Persigny l'a rejoint à la nage et fait maladroitement chavirer l'esquif qui portait César et sa fortune.
Source : Gallica

Adolphe Chenu Les Conspirateurs. Deuxième partie… (1850)

Bonne nouvelle, citoyen, me dit-il ! j'ai vu aujourd'hui un homme qui sauvera l'humanité. Le citoyen Cabet, réfugié comme nous, m'a lu les commencements d'un livre sur l'Icarie, et je puis t'assurer qu'il a trouvé un système de gouvernement vraiment merveilleux. Sache bien, ami, que d'après son système, ces coquins de riches seront forcés de mettre en commun tout ce qu'ils possèdent. Les délégués du peuple en feront une répartition égale entre tous ; le travail alors ne sera plus qu'un délassement agréable, un jeu, comme disaient les anciens.
Source : Gallica

Adolphe Chenu Les Chevaliers de la république rouge… (1851)

A peine la monarchie de Juillet fut-elle renversée et la République proclamée, que le souffle de la révolte ébranla tous les trônes de l'Europe, et donna la fièvre révolutionnaire à tous les peuples. La démagogie leva sa tète hideuse dans toutes les capitales ; la guerre civile, ce monstre sanglant, poussa ses hurlement de carnage, et deux millions d'hommes ont payé de leur vie l'ambition de quelques misérables.
Source : Gallica

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