Résumé

Adolphe Chenu Le Mémorial de Napoléon III, par A. Chenu… (1872)

Pour ce crime seul, Louis Napoléon méritait d'ètre fusillé.
Les chefs de la garde nationale, voyant faiblir la troupe, marchent aux insurgés et commandent le feu. La fusillade oblige ces derniers à fuir vers le rivage. C'est un sauve-qui-peut à faire mourir de rire. On fuit pêle-mêle et sans la moindre étiquette ; le futur empereur n'est pas des derniers : il se jette dans un canot pour échapper aux balles des soldats-citoyens; mais Persigny l'a rejoint à la nage et fait maladroitement chavirer l'esquif qui portait César et sa fortune.
Source : Gallica

Adolphe Chenu Le Mémorial de Napoléon III, par A. Chenu… (1872)

Je viens de voir, il y a quelques instants, Mme la comtesse de Pourtalès, qui arrive de Berlin. Jusqu'à ce jour, je l'avais toujours trouvée d'un optimisme qui m'irritait. Prussienne par son mari, elle était en admiration perpétuelle devant tous les actes de M. de Bismark, du roi Guillaume et de tous ses Prussiens ; elle prétendait que rien ne pouvait motiver une guerre entre la France et la Prusse ; que nous étions faits pour nous entendre et pour nous aimer. Bref, son langage était une variante poétique des discours Rouher et des circulaires La Valette.
Source : Gallica

Adolphe Chenu Le Mémorial de Napoléon III, par A. Chenu… (1872)

Malgré ces métaphores, l'on s'apercevait bien que l'empire n'était pas un gouvernement sérieux et qu'en politique le militarisme était le dernier mot de Napoléon III. Évidemment, sa force reposait sur des baïonnettes; aussi faisait-il construire une multitude de casernes. Le malheureux ne pensait qu'à consolider son pouvoir absolu ; mais quand on n'a qu'un prestige et qu'il vient à s'user, on tombe vite.
Cependant, pour détourner les esprits de leur cours, Louis Napoléon envoyait ses troupes guerroyer en Syrie, en Chine, en Cochinchine et au Mexique.
Source : Gallica

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