Résumé

Adolphe Chenu Les Conspirateurs. Deuxième partie… (1850)

Bonne nouvelle, citoyen, me dit-il ! j'ai vu aujourd'hui un homme qui sauvera l'humanité. Le citoyen Cabet, réfugié comme nous, m'a lu les commencements d'un livre sur l'Icarie, et je puis t'assurer qu'il a trouvé un système de gouvernement vraiment merveilleux. Sache bien, ami, que d'après son système, ces coquins de riches seront forcés de mettre en commun tout ce qu'ils possèdent. Les délégués du peuple en feront une répartition égale entre tous ; le travail alors ne sera plus qu'un délassement agréable, un jeu, comme disaient les anciens.
Source : Gallica

Adolphe Chenu Les Conspirateurs. Deuxième partie… (1850)

Si M. Pornin eût eu ses Montagnards sous la main dans le premier moment de sa fureur, nul doute qu'il ne les eût conduits à Rouen, et des malheurs incalculables pouvaient s'ensuivre.
Quant à l'insurrection de Rouen, elle eut, comme celle de Juin à Paris, les républicains exaltés pour meneurs. Et l'indignation des honnêtes gens se trouvant au comble, la garde nationale ne donna pas le temps à l'émeute de s'organiser ; elle la poussa avec tant de vigueur qu'elle se trouva vaincue avant d'avoir combattu.
Source : Gallica

Adolphe Chenu Les Conspirateurs. Deuxième partie… (1850)

Schilmann, muni d'une pioche, se disposait à élargir l'ouverture, lorsque M. Pornin se glissant entre Imbert et la muraille, ou plutôt lui marchant sur le corps, passa vivement sa tête au moment où la pioche retombait. Son chapeau amortit la violence du coup, mais il n'en fut pas moins renversé tout étourdi, et, pour comble de malheur, il entra comme un coin entre le mur et Imbert, que nous eûmes toutes les peines du monde à dégager. Enfin Schilmann et Villain lui ayant tendu le manche de la pioche, il s'y cramponna, et ils l'attirèrent à eux.
Source : Gallica

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