Résumé

Charles de Lavarenne Le Gouvernement provisoire et l'Hôtel de Ville dévoilés par Ch… (1850)

Tous les rêves sont permis aux poëtes ; mais, hélas! le Gouvernement provisoire est jugé, depuis les jours de deuil que nous a préparés ou légués son impuissante faconde.
Je ne suivrai pas l'illustre écrivain dans le labyrinthe fleuri de sa politique ; je m'arrête aux événements de l'Hôtel de Ville, dont il fut, comme moi, acteur ou témoin. Les uns, et les plus curieux peut-être, sont relégués par lui dans une ombre impénétrable; d'autres ont été tronqués pour les besoins de son livre; la plupart s'y présentent sous un jour entièrement faux.
Source : Gallica

Charles de Lavarenne Le Gouvernement provisoire et l'Hôtel de Ville dévoilés par Ch… (1850)

Ces jeunes hommes reculeront devant leur ouvrage, quand , au lieu de la liberté et de l'organisation du travail, ils auront trouvé au fond de la révolution et de la démocratie le monopole du Gouvernement, la dépossession des citoyens et la servitude du travailleur. Une idée fausse peut séduire un moment leur esprit ; un système dégradant ne séduira jamais leur cœur. C'est la propriété qui, des esclaves de l'antiquité et des serfs du moyen âge, a fait des citoyens.
Source : Gallica

Charles de Lavarenne Le Gouvernement provisoire et l'Hôtel de Ville dévoilés par Ch… (1850)

Le Gouvernement provisoire avait si peu de confiance dans l'avenir de ses actes, que Ledru-Rollin, pour son compte, avait imaginé la fantasmagorie des Commissariats, persuadé qu'avec des bottes à revers, un pantalon collant, un gilet à la Robespierre, une écharpe monstre, un panache et un grand sabre traînant, ses apôtres marcheraient à pas de géant à la conquête des départements. Mais la plupart de ces grands hommes ne réussirent qu'à manger quarante francs par jour dans leurs promenades carnavalesques, dont les gens sensés se moquèrent.
Source : Gallica

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