Résumé

Procès des accusés du 15 mai, devant la haute cour de Bourges

Pendant que le général trahit ainsi tous ces devoirs de commandant et de citoyen, son neveu, M. de Juvisy, dit à M. Hutteau d'Origny, en lui montrant Louis Blanc : « Voilà le seul homme qui puisse nous sauver de l'anarchie et de la guerre civile ; il sera président de la République d'ici à une heure. »
Cependant, malgré les défenses du général Courtais, le rappel est battu, et les factieux, effrayés par le bruit du tambour, s'écrient, en s'adressant à l'accusé : « Nous sommes trahis ! Vous nous avez promis de ne point faire battre le rappel ; vous nous avez trahis! »
Source : Gallica

Procès des accusés du 15 mai, devant la haute cour de Bourges

«On veut que l'ouvrier puisse vivre ; moi je-veux l'élever au rang et au bien-être de ceux qui l'oppriment, et j'y arriverai.» Il ajoute même, selon le témoin Bénafort, que le moment n'est plus de conserver, mais bien de renverser ce qui était et de reconquérir ainsi les droits que le peuple avait obtenus le 24 février.
Il termine, en parlant de la Pologne et de la gloire de la France, qu'il veut voir grande et respectée à l'extérieur, non seulement par ses idées, mais par ses armes.
En se retirant, il promit, ainsi que Barbès, de faire admettre la foule dans l'Assemblée.
Source : Gallica

Procès des accusés du 15 mai, devant la haute cour de Bourges

Il parle de la misère du peuple, et somme l'Assemblée de s'occuper sans désemparer des moyens de donner de l'ouvrage aux milliers de citoyens qui en manquent. «Ses paroles, dit 'un témoin représentant, n'étaient pas des paroles de paix, car elles étaient de nature à irriter le peuple contre les riches.» Enfin Blanqui déclare en terminant que le peuple a vu avec une certaine douleur des hommes qu'il aime écartés pour ainsi dire systématiquement des conseils du gouvernement, et que cela a ébranlé la confiance.»
Source : Gallica

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