Résumé

France. Chambre des députés 24 février et 15 mai 1848, ou compte rendu exact et complet des deux mémorables séances du 24 février à la chambre des députés et du 15 mai à l'assemblée nationale… (1848)

LE CITOYEN PORTALIS. Citoyens représentants, je crois que la proposition que j'ai eu l'honneur de vous soumettre convient à la dignité de l'Assemblée ; mais j'ai à répondre à deux objections.
On vous a dit d'abord que vous ne seriez inviolables qu'en vertu des chartes précédentes ; mais, pensez-y, il n'y a plus de charte, et il y a une grande et immense révolution. Vous êtes ici les représentants du peuple; tous, au même titre, vous avez la plénitude de la puissance, et je conteste à quelque pouvoir que ce soit le droit d'attenter à la liberté d'aucun de vous.
Source : Gallica

France. Chambre des députés 24 février et 15 mai 1848, ou compte rendu exact et complet des deux mémorables séances du 24 février à la chambre des députés et du 15 mai à l'assemblée nationale… (1848)

Vous avez fait entendre vos voeux pour la Pologne, vos voeux pour les misères du peuple; vous demandez que, pour la gloire de la France, il soif pourvu à la défense des Polonais opprimés. Vous demandez, par un sentiment de fraternité, que le peuple de France tende la main au peuple de Pologne.
Voix nombreuses du peuple. Oui! oui! Vive la Pologne !
LE CITOYEN LEDRU-ROLLIN. Soyez convaincus que la fibre qui agite votre coeur agite également le nôtre ; que pas plus que vous nous ne voulons de peuples opprimés sur la terre.
Source : Gallica

France. Chambre des députés 24 février et 15 mai 1848, ou compte rendu exact et complet des deux mémorables séances du 24 février à la chambre des députés et du 15 mai à l'assemblée nationale… (1848)

LE CITOYEN LEDRU-ROLLIN. Vous avez demandé enfin qu'aujourd'hui le rappel ne soit pas battu. (Oui ! oui !)
Un citoyen non représentant. Vous avez déjà trahi le peuple le 16 mars dernier; vous vous êtes vanté d'avoir fait battre le rappel,
LE CITOYEN LEDRU-ROLLIN. A la révolution du 24 février vous avez donné la preuve de votre sagesse, de votre prudence... (Violente interruption.)
Je ne dirai plus qu'un mot. Avec cet admirable bon
sens qui caractérise le peuple de Paris, qui ne veut pas être trompé...
Source : Gallica

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