Résumé

Portrait de Ernest de Royer Ernest de Royer Haute Cour de justice séant à Versailles… (1849)

Le peuple a bien fait de ne pas s'engager sans elle. On a grand tort de l'accuser aujourd'hui; et qui l'accuse ? Ceux qui n'ont pas eu le courage de brûler leurs vaisseaux !
« Adieu, mon cher Hodé, et encore une fois merci mille fois. Je vous supplie, dès que vous aurez des nouvelles de nos autres amis, faites-les-moi tenir, vous, notre providence à tous; c'est bien assez de l'amer chagrin d'un Février socialiste perdu; réunissons-nous au moins les fidèles pour nous consoler, nous défendre et combattre partout et toujours, à la vie et à la mort.»
Source : Gallica

Portrait de Ernest de Royer Ernest de Royer Haute Cour de justice séant à Versailles… (1849)

Ce que nous voyons encore au-dessus de tout cela, c'est ce qui domine dans une constitution démocratique comme la nôtre ; c'est ce qui domine dans une République ; c'est l'inviolabilité de l'Assemblée nationale ; c'est son irresponsabilité. Ce que nous voyons, c'est que c'est elle qui défère au haut jury les questions de haute trahison, lorsque ces questions se présentent; c'est enfin que, lorsqu'il y a un crime prévu, accompli contre l'Assemblée nationale, la haute cour s'assemble d'office, et le haut jury est appelé à statuer.
Source : Gallica

Portrait de Ernest de Royer Ernest de Royer Haute Cour de justice séant à Versailles… (1849)

L'accusation ne peut vous déférer tout ceux qu'elle pourrait, peut-être légitimement, soupçonner ; elle tient à n'amener devant une cour de justice que ceux contre lesquels elle rencontre des éléments sérieux de culpabilité, et si le doute existe pour quelques-uns, si le doute profite à quelques-uns, ce n'est pas un reproche à faire à l'accusation; c'est peut-être un hommage à rendre, non pas à elle, elle n'en demande pas, mais aux institutions qui veulent que dans le pays où nous vivons on n'accuse que les preuves à la main.
Source : Gallica

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