Résumé

L. Constant Les Grands Procès politiques. Louis XVI,… (1869)

Je vote pour la reclusion pendant la guerre, et le bannissement à la paix.
SIBLOT : La loi doit être égale pour tous. Je vote pour la mort. J'invite la Convention à examiner dans sa sagesse si l'intérêt de la patrie n'exige pas qu'on en suspende l'exécution.
CHAUVIER : Je vote pour la détention actuelle, et le bannissement à la paix.
BALIVET : Je demande la détention provisoire, et le bannissement à la paix.
BOLOT : La justice, le salut de la république, la loi, la politique commandent que Louis périsse. La pitié ne doit pas même être écoutée. Je condamne Louis à la mort.
Source : Gallica

L. Constant Les Grands Procès politiques. Louis XVI,… (1869)

On lit dans la constitution, au chapitre même de la royauté, qu'il n'y a point en France d'autorité supérieure à celle de la loi; d'où il est facile de conclure que la loi qui défend le meurtre, les conspirations contre l'Etat, doit frapper le roi comme tout autre citoyen. On y lit encore que la souveraineté de la nation est inaliénable ; et certes elle eût été aliénée, si l'un de ses agents pouvait lui contester le droit d'examiner sa conduite. Non, le système de l'inviolabilité ne peut être soutenu par le tyran lui-même.
Source : Gallica

L. Constant Les Grands Procès politiques. Louis XVI,… (1869)

Je vote pour la mort.
BLAD : Je déclare voter en liberté pleine et entière, et n'être mû par aucun sentiment de crainte ni de haine. Je déclare me croire revêtu de pouvoirs suffisants, et même d'un mandat tacite pour juger Louis. Je suis persuadé qu'il a mérité la mort; mais, dit-on, toutes les puissances de l'Europe vont nous faire une guerre terrible. Je réponds que dans toutes les hypothèses, Jeurs efforts seront les mêmes, puisqu'elles combattent, non pour le roi, mais pour la royauté. Je vote donc pour la mort.
Source : Gallica

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