Résumé

Portrait de Jules Lecomte Jules Lecomte Le perron de Tortoni : indiscrétions biographiques (1863)

Car chez Chevet, on fait plus que de la cuisine, on fait de la chimie! Son gendre et lui ont inventé un mode de miraculeuse conservation, qui met tout un dîner dans quelques boîtes en fer-blanc soudées brûlantes. On emporte ainsi dans sa malle un dîner de campagne de vingt couverts, jusqu'au café! c'est incroyable.
Un jour, un Anglais vient, en baragouinant une langue impossible, commander un déjeuner, pour dix-huit personnes, à servir dans son hôtel garni. Il s'exprime si grotesquement, qu'il confond les jours, il articule l'un pour l'autre, et c'est l'autre qui arrive.
Source : Gallica

Portrait de Jules Lecomte Jules Lecomte Le perron de Tortoni : indiscrétions biographiques (1863)

Il est temps que vous fassiez paraître un grand ouvrage de vous; un ouvrage à vous seul, qui vous fasse obtenir la distinction dont vous me parlez et qui vous donne au théâtre la juste réputation que vous avez déjà ailleurs. La fortune peut se faire à deux, mais la réputation est comme la république, une et indivisible !
Il me semble que, soit aux Français, soit à l'Odéon, la Famille de Figaro doit avoir un grand succès
Source : Gallica

Portrait de Jules Lecomte Jules Lecomte Le perron de Tortoni : indiscrétions biographiques (1863)

Béranger installé loin des bruyantes ovations, n'ayant d'autre voisin connu que le duc de Brunswick habitant un hôtel couleur de rose, doublé de fer comme un coffre-fort; Béranger, auquel son ami Perrotin allait chaque soir raconter les incidents du fameux procès que lui faisaient les royaux héritiers du prince Eugène, Béranger vivait là aussi paisible qu'on peut l'être dans une renommée assoupie, lorsque la mort de sa bonne vieille amie Judith vint lui donner, à soixante-dix-huit ans, le plus grand chagrin de sa
vie.
Source : Gallica

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