Résumé

Portrait de Jules Lecomte Jules Lecomte Lettres sur les écrivains français (1837)

Si ce n'est à ce titre, M. de Maynard vous est connu par sa collaboration à la Revue de Paris, où il a fait des articles d'un très-beau style.
M. de Maynard est créole de la Martinique.
C'est un ami intime de M. Victor Hugo, un ennemi intime de M. Dumas. M. de Maynard est jeune ; c'est un dandy à tous crins. Il écrit, mange et dort avec des gants ; il se parfume et vit comme une femme fort éprise d'elle-même. Les amis de M. de Maynard ont observé une sigularité de son caractère qui mérite d'être rapportée.
Source : Gallica

Portrait de Jules Lecomte Jules Lecomte Lettres sur les écrivains français (1837)

Ce que nous avons vu au foyer de l'Opéra , me dit-il, c'est, à-proprement dire, l'aristocratie de la littérature. Il ne faut peut-être pas complètement les nommer les plus haut-placés comme talents, mais ils sont les plus élégants ou les plus artistes. Ils se sont fait de ce foyer leur salon, où ils se retrouvent; ils ont leurs entrées à l'Opéra parce qu'ils appartiennent au haut journalisme, ou bien parce qu'ils ont une influence marquée sur la haute société qui fait la fortune de ce théâtre.
Source : Gallica

Portrait de Jules Lecomte Jules Lecomte Lettres sur les écrivains français (1837)

On me parlait un jour, à Bruxelles, d'un ci-devant jeune homme d'Anvers, qui, amoureux de la première chanteuse du théâtre, passait plusieurs fois par jour sous ses fenêtres, en prenant soin de mettre en arrivant, et de retirer, lorsqu'il était hors de vue, les gants beurre-frais qui pouvaient servir des mois entiers à ce bizarre manège. Le dandy anversois n'avait pas inventé ce procédé pour toucher une belle ou pour lui jeter de l'éclat aux yeux ; on m'a affirmé que M. Paul de Musset était le
père de ce moyen de séduction économique.
Source : Gallica

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