Résumé

Albert Wolff La gloire à Paris : mémoires d'un Parisien… (1886)

Là où le commun des hommes ne voyait qu'une page drolatique, dont il appréciait la légende plus que la part de l'artiste, les peintres acclamaient sans réserve la puissance d'un crayon qui, en plus d'une œuvre, faisait songer aux grands maîtres. Ce caricaturiste possédait l'art du nu mieux que ces messieurs des Beaux-Arts qui en réclament le privilège et qui l'inculquent à la jeunesse studieuse. Nul, mieux que Daumier, ne savait construire un corps humain et lui donner du relief en quelques coups de crayon : c'était prodigieux d'art et de science, de dessin, de couleur, de crânerie.
Source : Gallica

Albert Wolff La gloire à Paris : mémoires d'un Parisien… (1886)

Dans ces trois portraits était toute la vie d'un artiste : ses débuts à ce point brillants que Frédérick Lemaître, après Kean, disait au prince de Galles : « Tu sais, mon petit Bressant, que tu me fais du tort! » la carrière de Russie, le retour à Paris et l'incorporation dans la troupe de la Comédie-Française. D'une si grande renommée, d'une si longue vie, de tant de créations, de tant de succès et d'aventures, il ne restait qu'un vieillard paralysé, forcé de s'exiler de Paris, forcé de se séparer des plus chers souvenirs de sa vie pour s'en aller tristement mourir loin de nous.
Source : Gallica

Albert Wolff La gloire à Paris : mémoires d'un Parisien… (1886)

Voilà, cher lecteur, ce qu'est en réalité, de nos jours, cette carrière de compositeur de musique; voilà sa vie pleine de tristesses, de déboires et de découragements, et voilà tout au juste comment on achète ce qu'on appelle la gloire parisienne, c'est-à-dire à peine quelques heures de satisfaction d'artiste, après trente années d'une carrière qui est, en réalité, le pire des enfers !
Pour chercher la gloire dans cette carrière aride,
il faut ou être riche de naissance, comme le fut Meyerbeer, ou se résigner à une vie modeste.
Source : Gallica

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