Albert Wolff, La gloire à Paris : mémoires d'un Parisien… (1886)
“ Là où le commun des hommes ne voyait qu'une page drolatique, dont il appréciait la légende plus que la part de l'artiste, les peintres acclamaient sans réserve la puissance d'un crayon qui, en plus d'une œuvre, faisait songer aux grands maîtres. Ce caricaturiste possédait l'art du nu mieux que ces messieurs des Beaux-Arts qui en réclament le privilège et qui l'inculquent à la jeunesse studieuse. Nul, mieux que Daumier, ne savait construire un corps humain et lui donner du relief en quelques coups de crayon : c'était prodigieux d'art et de science, de dessin, de couleur, de crânerie. ”
