Résumé

Louis Dubroca De la Censure ministérielle considérée dans les dispositions morales… (1814)

Les mêmes risques, mais avec des suites bien plus fâcheuses encore, attendent l'écrivain dans le bureau des critiques littéraires. Du mains, les rebuts de là censure laissent la disgrace d'un auteur dans l'obscurité ; elle n'est accompagnée ni d'outrages ni d'humiliations, et le public n'entre pour rien dans ses suites : mais les traces de la censure littéraire sont évidentes ; et quand c'est l'esprit de parti qui les imprime, elles passent au publie couvertes d'un levain d'animosité implacable. Il n'y a ni grâce ni justice à espérer de la part des critique qu'aveugle ce sentiment.
Source : Gallica

Louis Dubroca De la Censure ministérielle considérée dans les dispositions morales… (1814)

Le mépris des talens naissons est encore un des principes vicieux de la critique. A moins qu'un écrivain ne se présente dans la carrière avec une transcendance de moyens qui impose, ce qui est bien rare ; tous les autres qui débutent avec cette imperfection et cette faiblesse de talens si ordinaire à de premiers essais, sont accueillis et traités avec une rigueur, avec un ton de dédain, capable de flétrir les plus heureuses dispositions.
Source : Gallica

Louis Dubroca De la Censure ministérielle considérée dans les dispositions morales… (1814)

Mais malheur à vous ! si vous offrez quelque prise à une critique tant soit peu fondée ; attendez-vous à être revis en pièces et traîné dans la boue. A la vue de cette heureuse découverte , le critique triomphe; sa haine se trouve plus à son aise; il peut la couvrir du moins d'un motif spécieux ; c'est un vautour affamé qui dévore sa proie avec délices, et qui ne laisse exposés aux yeux des passans que des lambeaux difformes et souillés.
Source : Gallica

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