Marie-Louis-Auguste Demartin du Tyrac Marcellus

Résumé

Marie-Louis-Auguste Demartin du Tyrac Marcellus Bouquet de cyprès offert aux nobles enfants de feu M. le Vte de Bonald (1841)

DE BONALD.
Quand on lit ces traités du Platon de notre âge, Où la main d'un grand écrivain Sait répandre sur chaque page La douce austérité d'un sage Et l'éclat d'un style divin ;
le Quand on lit ces discours, l'honneur de notre histoire, Où respire l'amour de la croix et des lis, Ces discours que le cœur grave dans la mémoire, On admire l'auteur de ces brillans écrits Qui feront à jamais la gloire De son siècle et de son pays.
Mais quand on voit l'auteur lui-même, On oublie aussitôt ses merveilleux talens, Son sublime génie , et ses nobles élans ; On ne l'admire plus : on l'aime.
Source : Gallica

Marie-Louis-Auguste Demartin du Tyrac Marcellus Bouquet de cyprès offert aux nobles enfants de feu M. le Vte de Bonald (1841)

Viens ranimer mon espérance : Console , éclaire ton ami.
Après une indigne victoire , Quand je vois les peuples divers Épris d'une honteuse gloire Courir au-devant de leurs fers , J'ai dit : « Si le Dieu que j'adore Laisse le juste qui l'implore Languir dans un triste abandon, Le crime, loin d'être coupable, Est la sagesse véritable , Et la vertu n'est plus qu'un nom. »
Mais j'aperçois le précipice Où par les méchans est conduit, Loin du sentier de la justice Celui qu'un faux appât séduit.
Leur gloire courte et mensongère
A pour fruit désordre, misère, Deuil, regrets, discorde, combats.
Source : Gallica

Marie-Louis-Auguste Demartin du Tyrac Marcellus Bouquet de cyprès offert aux nobles enfants de feu M. le Vte de Bonald (1841)

Qu'on aime à voir briller sous le style enchanteur Du profond écrivain , du sublime orateur , L'ame d'un chrétien et d'un sage !
A suivre tes conseils ton exemple encourage : On ne peut t'admirer sans devenir meilleur.
Heureux, quand, m'élançant aux champs de la lumière, J'aurai fui des mortels le ténébreux séjour, Si de mes longs travaux rappelant la carrière, La France daignait dire un jour : « Les palmes, les lauriers n'ont point orné sa vie ; Sous les coups du destin souvent il a gémi : Mais il servit son Dieu , son prince , sa patrie , Et de Bonald il fut l'ami! »
Source : Gallica

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