Résumé

Portrait de Louis de Bonald Louis de Bonald Encore un mot sur la liberté de la presse… (1814)

Tout cela est usé pour nous, qui avons vu éclore avec la liberté de la presse la licence d'écrire la plus effrénée, une ignorance profonde, l'obscurcissement des plus saines doctrines, les idées les plus sauvages, la tyrannie la plus monstrueuse, et la servitude la plus abjecte. Qu'on n'oppose pas l'expérience ; elle est perdue pour les passions , d'autant plus dangereuses dans ce moment , qu'aux premiers jours de notre révolution il n'y avoit que des mécontents, et qu'aujourd'hui la nécessité des temps a fait des malheureux.
Source : Gallica

Portrait de Louis de Bonald Louis de Bonald Encore un mot sur la liberté de la presse… (1814)

Quand la police proscrivoit Bélisaire, et décrétoit de prise de corps l'abbé Raynal, elle n'avoit pas au fond plus d'envie de supprimer l'ouvrage que d'emprisonner l'écrivain. Il semble à quelques personnes qu'il ne doive plus y avoir de peines sévères sous un gouvernement modéré. La tyrannie n'est pas dans la sévérité des peines, mais dans leur disproportion avec les délits; or, chez un peuple qui lit, c'est un délit très-grave qu'un livre dangereux, et même, après la révolte à main armée, le plus grave qu'on puisse commettre contre l'ordre public.
Source : Gallica

Portrait de Louis de Bonald Louis de Bonald Encore un mot sur la liberté de la presse… (1814)

On croit la liberté de la presse un préservatif contre la tyrannie, elle en est toujours le plus servile instrument. On n'avertit pas par des écrits un peuple de se préserver de la tyrannie qui, une fois qu'elle a commencé, va jusqu'au bout, parce qu'elle est dans le caractère d'un homme, et non dans ses intentions
Source : Gallica

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