Pierre-Jacques Sales, Nouvelles idées relatives à la liberté de la presse… (1814)
“ Le châtiment du coupable ? Mais il n'est pas moins puni, quand le délit n'a été commis que contre un simple individu. Il le sera , dit-on, plus gravement. Pur sophisme ! Ce n'est point l'intensité du châtiment qui peut rétablir ici l'équilibre entre l'offenseur et l'offensé ; il convient donc d'y remédier d'une autre manière : elle consiste dans l'institution de la censure, institution éminemment morale, qui, en s'occupant de prévenir la perpétration des délits de la presse , diminue le nombre des infracteurs, et conséquemment celui des peines qu'il eût fallu leur infliger. ”
