Alfred Capus,
Boulevard et coulisses
(1914)
“ C'est la limite de l'influence du théâtre sur les mœurs. Sans être profonde, cette influence est réelle ; et on doit y avoir d'autant plus garde qu'elle s'exerce avec autrement de force dans le mal que dans le bien. Un tableau grossier provoquera, en effet, chez les spectateurs, plus de sensations malsaines et de dégradation qu'une œuvre noble et hardie le fera de générosité. Telle est, hélas, notre nature, qu'il est plus aisé de créer méthodiquement un malfaiteur qu'un héros. La surveillance du théâtre dans toutes ses manifestations est donc une précaution légitime de la société. ”
