Résumé

Charles Gillet Le roman à un franc et les journaux littéraires illustrés à cinq centimes la livraison à notre… (1861)

Il est indubitable que nous ne blâmons ici rien
autre chose que les abus d'une mauvaise littérature, précisément à cause de la haute estime que nous professons pour la littérature saine et de bonne volonté.
Loin de nous la pensée de porter la moindre atteinte à l'indépendance de l'écrivain ou de l'artiste, ni de leur refuser la somme de liberté nécessaire à l'exercice d'une noble profession ; nous blâmons seulement l'abus de la liberté ou la licence, et nous croyons qu'une action de l'ordre matériel ou de l'ordre intellectuel ne doit s'exercer que dans les limites de l'honnêteté.
Source : Gallica

Charles Gillet Le roman à un franc et les journaux littéraires illustrés à cinq centimes la livraison à notre… (1861)

Pourquoi donc y a-t-il une exception à cette loi générale, et pourquoi un trop grand nombre d'écrivains se classent-ils dans cette exception? Au lieu d'étudier ce qu'on va publier, au lieu d'examiner attentivement si ce qu'on va dire aura une influence ou funeste ou salutaire sur le lecteur, on jette comme en pâture à des êtres affamés toutes les productions d'une imagination déréglée. Il serait bien de faire assaut de bon style et de bon sens ; au contraire, on semble faire assaut de bizarreries et d'excentricités ; il y a plus, on semble faire assaut de scandale.
Source : Gallica

Charles Gillet Le roman à un franc et les journaux littéraires illustrés à cinq centimes la livraison à notre… (1861)

Mais l'homme, grands dieux ! n'a pas d'ennemi plus cruel que l'homme.
Si ce triste genre de composition pénètre bien profondément dans le sein de la société, à l'aide du roman à un franc, il descend bien plus loin, à l'aide des journaux prétendus littéraires et illustrés, à dix centimes et à un sol ; c'est une pluie romanesque pénétrant par infiltràtion dans le corps social comme l'eau dans le corps terrestre, avec cette différence que l'eau salutaire distribue les sources de la vie, et l'autre pluie distribue des sources empoisonnées.
Source : Gallica

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