Arthur Meyer

Définition et enjeux

Portrait de Octave Mirbeau Octave Mirbeau L’Aurore

Apologie pour Arthur Meyer
Ceci n’est qu’un trait de mœurs bourgeoises, mais il peint admirablement l’époque très spécialement hideuse, et la sorte de bouleversement social où nous sommes. Qu’il me soit donc permis, aujourd’hui, de dédier ces quelques lignes à M. Arthur Meyer, homme du monde. On peut être renégat et tout ce qui s’ensuit et rester homme du monde.
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Portrait de Octave Mirbeau Octave Mirbeau L’Aurore

Qu’on me comprenne bien !... Je sortais, quand je fis les Grimaces, du Gaulois, que dirigeait M. Arthur Meyer. Comment eût-il été possible — j’en appelle à tous les cœurs passionnés — que la fréquentation journalière de M. Arthur Meyer m’inspirât d’autres sentiments ?... On conviendra que rien n’était plus naturel, plus légitime, et d’une plus irréprochable psychologie. Bien qu’il fût parfois charmant, M. Arthur Meyer avait ceci de mystérieusement attractif qu’il appelait l’antisémitisme, comme Jésus le miracle.
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Comte Paul Vasili La société de Paris. Le monde politique (1887-1888)

M. Arthur Meyer s'est proposé un but cent fois plus éloigné, cent fois plus paradoxal. Sans naissance, sans fortune, n'apportant au monde qu'un patrimoine, celui de la religion de ses aïeux, patrimoine qui le gênait plus qu'il ne le servait pour l'objet qu'il voulait atteindre, il se dit dès le plus jeune âge : « Je serai un homme du grand monde, je forcerai la porte des salons les mieux gardés, je marcherai de pair avec les princes, je baiserai galamment la main des duchesses, j'aurai mes grandes et mes petites entrées dans le noble faubourg, je serai le Brummel israélite. »
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