Gaston Boissier,
Les Épopées françaises au moyen âge
“ Ailleurs, le poète n’est pas plus doux pour les vilains. Il les représente comme des gens dont on doit toujours se méfier : « Ah ! Dieu ! qu’il est mal récompensé le bon seigneur qui, du fils d’un vilain fait un chevalier ! » Sont-ce là les sentimens d’une poésie populaire [4] ? On ajoute que cette épopée est nationale et française, ce qui veut dire sans doute qu’elle chante la gloire de la patrie et qu’elle célèbre nos grandes guerres avec l’étranger. Je veux bien qu’il en soit ainsi pour le Roland et pour les poèmes qui racontent les luttes héroïques de la chrétienté contre les Sarrasins. ”
